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NOUVELLE POUR ALEXANDRE MORT A 17 ANS, PRENEZ LE TEMPS DE LE LIRE SVP



C' est au beau milieu de ma vie conventionnelle de femme seule avec ses enfants, des occupations bien choisies, cours par correspondance afin d'améliorer et parfaire mes connaissances
ayant été privé trop tôt des joies et richesses de l'école, mon père avait décidé que je devais aller travailler.

J'ai trois beaux enfants, mes amours, ils représentent ma seule
fortune, mais quand ils me laissent un peu de temps, je peins,
j'adore la peinture, j'écris ou je dessine quelques croquis qui ne
verront peut être pas le jour et surtout, je lis beaucoup, j'ai une sorte
de boulimie pour les mots, les livres.

J'habitais à Moulins dans l'Allier à ce moment de ma vie. J'avais un
travail sans grand intérêt mais qui me faisait vivre convenablement,
j'assumais mon quotidien et mes traites.
Une solitude sentimentale très envahissante et des amis sûr avec qui
je partageais des idées et monde avec qui je passais de grands moments à
refaire le monde.

Je suis la deuxième d'une famille nombreuse, j'ai eu deux frères et
six s½urs, j'ai perdu un frère à ses trente ans et certaines de mes
s½urs qui en cours de route ont oublier mon existence puisqu'elle
brille par leurs absences.

Il m'arrivait souvent d'avoir beaucoup de jeunes à la maison, car j'évoluais au
Sein d'associations et je commençais à connaître pas mal de monde.
Un jour d'été, nous avons organisé, mes amis et moi, une brocante et ce jour
Là, Est marqué dans ma mémoire à tout jamais !

C'est au cours de cette journée que j'ai rencontré Alexandre, un magnifique
Jeune homme de seize ans, qui, du haut de sa magnificence me chantait
L'éloge de sa jeunesse.
Fougueux, un rien audacieux, presque à la limite du culot, attachant et une
Energie à revendre ; un jeune garçon qui ressemblait à mon fils en sorte, qui
Se trouve être du même âge.

Je l'ai aimé très vite, il est venu me voir très souvent, nous avons beaucoup
discuter de tout et de rien, des choses de la vie.
La sienne surtout, mais je dois reconnaître qu'il avait une certaine maturité
assez déconcertante parfois, qui piquait ma curiosité, mais je n'ai pas trouvé
seule ; La raison profonde qu'il avait d'être aussi difficile à atteindre.


Pourtant, au cours de ces discutions profondes et intimes, tout au moins
je le croyais, j'avais l'impression, le sentiment qu'il me disait toutes les
choses graves qui traversaient sa route et qui l'inquiétaient.
je croyais lui être utile, je croyais le rassuré, comme je rassurais mon fils
quand il avait besoin, mais rien n'en était.

Le pire était à venir ; Moi sûr et tranquille, je croyais être à la hauteur,
Pour cerner ses blessures, je n'ai rien vu et je suis passé à côté de la
plus grave.

Un soir, où j'avais un dîner avec ses parents qui m'étaient très attachés,
nous avons enfin percé l'abcès, ils ont bien senti qu'il était temps de me
révéler ce secret si lourd, si cruel et si pesant à porter.
« Alexandre », lors d'une virée en boite avec ses camarades, sa première
sortie en boite de nuit, était sorti avec une jeune fille qu'il avait dragué
comme beaucoup d'autres jeunes l'auraient fait au même âge ;
Mais, lui pas si timide que ça, avait franchi les étapes à l'allure d'un
cheval au galop.

Donc, ils ont couché ensemble, « Une nuit, une seule et la première ! ».
Mais elle lui avait laissé un souvenir, un souvenir pour sa vie.

LE SIDA . Hé voilà, il s'est jeté à corps perdu, naïvement et naturellement
sur son plaisir, il s'est laissé glisser dans la nouveauté comme un animal
Fougueux, « à un détail près », il n'a pas été averti, ou pas assez,
Elle, comme beaucoup comme elle flirte avec la mort, en la distribuant
Sans se soucier de l'autre avec une générosité et une insouciante
Déconcertante, ils avaient passé sur un détail, celui qui vous protège et
Vous retiens à la vie, « le préservatif ».


J'ai connu ce soir là, mon premier désespoir, celui qui vous prends les
Tripes, celui qui vous prend au ventre et pénètre dans votre c½ur pour
Le faire éclater, celui qui vous serre l'âme comme si des lames de rasoir
La découpait en mille morceaux, enfin celui qui ont ne sait comment,
Ni quand il sortira de vous pour retrouver la paix.

J'étais chagriné, dévasté, moi, qui croyais être si proche de lui, moi, qui
Croyais tous savoir, je me croyais ouverte et à l'écoute, mais je m'étais
Lourdement trompe, et là, je me suis rendu compte que je n'avais pas
Le monopole des compétences d'écoute, et d'intuition, et encore moins
De la peine, de la tristesse, et de la souffrance.

Car pour la première fois, je ne savais pas quoi dire à ses parents,
Qu'elles paroles pourraient les rassurer !
« et, si c'était mon enfant » !
J'étais anéantie et impuissante et mes larmes ne coulaient même
Pas, j'ai figé ce moment pour l'éternité.

J'aurais donné ma vie pour la sienne, j'étais désarmée face à cette
Maladie, j'ai dû réfléchir longuement, j'ai passé des soirées interminables
A y pensé et je me suis dit que je ne pouvais en rester là, il y avait urgence

Je n'avais pas su voir sa détresse et je m'en voulais, mais il me fallait cesser
De pleurer sur moi, sur mes propres sentiments en regardant mon nombril.
Il me fallait aller vers lui, le rejoindre dans sa souffrance pour le rassurer et
être l'écoute.
J'ai donc mise ma vie en suspens, pour prendre le taureau par les cornes
Et j'ai fait une sorte d'enquête de besoin, avec des visites, des réunions,
Lectures et renseignements avec des gens que j'admire aujourd'hui qui
Sont entre autres « des assistants sociaux, aide et communications, aides,
Sécurités sociale, allocations familiales, hôpitaux, cliniques, médecins,
polices et gendarmerie, boites de nuit, lycées, collèges, associations
diverses et j'en oublie certainement, mais tous m'ont aidé dans ma
démarches

j'y ai passé du temps dépensé mon énergie, mais après plusieurs stage
j'étais prête pour à mon tour partager avec d'autres, afin d'éviter que
cela n' arrive à d'autres.
Et même si c'est une goutte d'eau dans l'océan, c'est mieux que de
Détourner le regard.


Au travers de mes infos et de mes stages, j'ai rapidement compris qu'il
manquait de bénévoles dans ce domaine.
Et me voilà partie, pour faire et organiser de l'information dans les collèges
Lycées, etc.... et surtout, c'est ce qui m'amène à écrire ce petit livre, « de
L'accompagnement en fin de vie ».

J'ai rencontré beaucoup de gens, dans tous les milieux et de toutes acabits,
De toutes sortes, sans jamais m'en offusquer, ils étaient tous si fragiles dans
La maladie et la souffrance qu'ils affichaient était à mon humble avis suf-
-fisantes, pour que personne ne porte aucun jugement quel qu'il soit sur eux.

J'ai découvert le côté sombre du SIDA, maladie sournoise et voleuse de
Bonheur, de vie à n'en plus soif, au détriment du plaisir, base de cette même
Vie.


Je vais vous parler de tous ce dont on n'ose pas parler concernant
Le SIDA.
De son intelligence à évoluer sur sa proie, Alexandre, vous l'aurait
Si bien dit ; si elle n'avait pas fait son ½uvre sur lui avec tant
D'acharnement et s'il avait eu la chance d'être épargné, mais voilà
Sachez que cette chose ne vous épargne jamais si vous avez la
Faiblesse d'oublier de vous protéger, elle est là, qui vous guette,
Et si par malheur, vous la contracté, alors elle s'installe et reste
Jusqu'à son dernier souffle, elle n'a pas de répit et malgré toutes
Les forces déployées dans le monde, on ne peux que la freiner,
NON la stopper, de toute façon, elle faira son ½uvre.

Je vais vous expliquez ce que j'ai vu, non pour le spectacle bien
Triste et insoutenable que cela représente, mais vous devez
Connaître ce que l'on ne dit , ou que très rarement.


J'ai vu Alexandre dépérir à vu d'½il, avec des souffrances physiques
Atroces et injustes, des efforts ont été fait depuis, nous avançons à
Petits pas et heureusement, mais ce n'est pas suffisant surtout en
Termes de prévention.

Je l'ai vu vomir sans relâche, à chaque absorption de quelque soit
Ce qu'il portait à sa bouche, je l'ai vu avoir des diarrhées qui ne lui
Laissait même pas la dignité d'arriver jusqu'au toilette, au point de
Se confiner dans un lieu où personne ne pouvais le voir ni sentir les
Odeurs nauséabondes qu'il tentait en vain de cacher.

Je l'ai vu se faire dessus sans en contrôler la moindre chose.
Combien de fois, je l'ai trouvé accroupi, en larmes, comme une bête
Dans un coin à ne souhaiter que la mort comme soulagement.


C'est une maladie qui une fois installé, comme une pieuvre, fouille
Et décarcasse pour poser ses tentacules dans l'endroit le plus fragile,
Que l'on repousse à coup de médicaments et d'antibiotiques, mais
Tranquillement, sournoisement, retrouve un autre coin pour hanter
Ce pauvre corps et recommencer, encore et encore, son ½uvre malsaine.
Cette garce harcelle de plus belle, les poumons, la peau, le cerveau et
J'en passe.

J'ai vu Alexandre oublier tant de choses. Son cerveau atteint perd
Peu à peu toutes les jolies images qu'il imprimé pour l'éternité.
Quand aux piqures, prises de sang, qui d'autres dégâts, veines éclatées
Etc...
Vous pensez que j'exagère dans mes descriptions, mais si vous saviez
Comme je vous épargne, il faut connaître la vérité.
Non, c'est pire encore, bien pire, mais je vais arrêter là.
Même, si je n'ai aucun droit et peut-être, le devoir de vous cacher,
La violence de ce triste spectacle.


J'ai vu ce petit se transformer en cet ange déchut, lui si beau, si jeune si...
Il avait perdu toute sa superbe, pour ne laisser place qu'à ce jeune homme
Qui ressemblait de moins en moins à un jeune homme, quel injustice.

Ses cheveux s'évanouissaient avec le temps et je pouvais compter ses os
Sous sa peau si fragile et transparente, il était quand même très courageux
Et tournait tout en dérision, ses rires et ses larmes paraissaient souvent
Exagérés quand ils sortaient de ce visage amaigri,
Ces mêmes rires et larmes se côtoyaient dans une danse macabre, pour
Quasiment toujours se terminer par une quinte de toux et pour tricher
Avec sa propre vie.

Je voyais bien ses larmes couler de son âmes sensible et touchante, j'ai
Bien vu ce regard protecteur qu'il avait face à mon désarrois comprenant
Ma propre peine.
Comme si il avait le temps de s'apitoyer sur les autres, cela montre sa
Grande bonté d'âme.

Vous savez les enfants ont ce dont d'accepter les choses, avec plus de
Dignité que les adultes et ils ont une intelligence qui leurs est propre
Concernant la maladie, puis cette magie à toujours prendre le dessus

Avec une pirouette déconcertante au moment où ne vous y attendez
Plus.
J'ai connu cela avec Alexandre, bien plus qu'avec, « je dirais », les
Autres, non sans respects et amour pour eux.

Quelle belle leçon, pour nous qui avons souvent à nous plaindre !

Ce qui est paradoxal, c'est qu'avec Alexandre et les autres, j'ai beaucoup
Ri et ils m'ont apportés, la sincérité nu, la vérité brut, sans aucun artifice
Et nous avons trouvé une force commune, d'amour que je n'avais jamais
Rencontré avant.

Cela a été une réelle révélation et un honneur de partager ses moments
Précieux et déterminants avec eux.
Et mon dieu, qu'ils resplendissaient au beau milieu de cette tourmente
Malgré tout.

Aussi difficile à entendre qu'à dire, Alexandre avait pour lui sa jeunesse
Et sa naïveté, qui l'ont sauvé d'une grande et profonde amertume que j'ai
Rencontré si souvent, ensuite chez d'autres et cela lui a permis de prendre
Souvent le dessus à des moments, bien difficiles parfois, il rebondissait
Toujours.


Combien de fois, j'ai parcouru des couloirs d'hôpitaux, les nuits étaient
Terribles, elles me faisaient froid dans le dos, car je savais où j'allais,
C'était pour moi, en même temps un honneur de partager avec eux ces
Moments intimes.
Dans le plus de douceur que je pouvais donner.
Les frissonnements des blouses blanches qui déenbulaient dans les
Couloirs ou dans les chambres, dans l'épaisseur de nos sentiments
Mêlés, les regards lourds et pesant de tristesse qui criaient parfois
Au secours, dans le silence le plus absolu.

Combien de visages, j'ai croisé, effleurés, pour en aspirer le plus
Mauvais et les vidé de tout ombrages, pour ne laisser place qu'à
La lumière qui s'y installait parfois.
Mais quelle joie et quel bonheur c'était, quand un petit sourire,
Si timide soit-il se dessinait sur leurs lèvres, un sourire, juste
D'amour tout simplement et peut-être d'espoir, pur et sincère
Et merveilleux.


Aucun espoir pourtant n'était permis, contre cette saloperie de
Maladie, si ce n'est de trouver enfin un vaccin, un remède
Miracle, contre elle, si pernicieuse et fallacieuse qui s'installe
Sournoisement entre deux êtres qui s'aiment au moment le plus
Crucial, le plus beau, le plus tendre mêlé de brutalité et de douceur.
Au moment le plus intime, celui qui te ramène à ta juste valeur, elle
S'insinue au beau milieu de ton plaisir, de ta jouissance, là juste là
Où tu es le plus vulnérable.

C'est trop facile « à un détail près », elle ne pouvait posséder son
Ame, à Alexandre, lui si pur, si jeune.
C'est dans un mélange d'amour, de tendresse et de reconnaissance
Qu'il a eu l'audace de partir tout doucement, sur la pointe des pieds.

Je n'étais pas prête, mais l'aurais-je été pour lui, je ne crois pas en
En me laissant seule avec ma peine et mon désarrois.

Je haie cette putain de maladie.


Je suis rentré chez moi et j'ai serré mes enfants très forts contre
Moi, en silence, pour laisser s'installer la raison tranquillement
Pendant quelques jours.
Je suis sortie grandie de cette histoire, tellement grandie, Je me
Sentais bien, c'était une forme de renaissance, un nouvel éveil sur
Le monde et ce qui m'entourait, je remerciais toutes les bonnes
Choses que la vie m'avait offertes.

J'étais remplie d'amour pour mes enfants, pour la vie, pour
Alexandre, ses parents et les autres, tous les autres.
Je veux que mes enfants sachent tout et surtout quand ils seront
A la porte de la liberté, qu'ils n'oublient pas « le détail près, celui
Le fil qui vous retiens à la vie ; « LE PRESERVATIF ».


ALors, Alexandre, les autres, vous qui m'avez
Apporté cette joie, cette générosité, cet amour de la vie, vous qui
M'avez rendu si forte et si solide, qui m'avez ouverte aux autres,
Si résistante, mon c½ur bât pour vous.

vous avez contribué à cette énergie que j'ai en moi pour me battre
et pour lutter, contre toutes formes d'injustices, de discriminations
qu'elle qu'elles soient, sans me retourner, comme si je n'avais rien
vu, pour ma dignité, celle de mes enfants et celle de mes semblables.

J'ai en moi une satisfaction personnelle de pouvoir me regarder en
Face et de me dire, « tu peux ! alors fais le », d'avoir accompli
Quelque chose de doux et chaud à mon c½ur, je me sens utile,
Essayer et vous verrez ce que je ressens au fond, tout au fond de
Mon c½ur.
Donc, merci Alexandre, je t'avais bien dit que je parlerais de toi et
De ta souffrance au monde entier, que j'en parlerais un jour et que
Je ne t'oublierais jamais, aujourd'hui, « tu aurais vingt huit ans,

Mon garçon.
Et à toi Corinne, ma s½ur bien aimé, je garderais le cafard secret
Des mots que je ne veux dire, nous nous comprenons dans cette
Demi-teinte, je porte ta souffrance en moi et je ne pouvais parler
De cette saloperie sans penser à toi, « JE T'AIME ».
Et merci aux autres que je n'oublie pas non plus.

Brigitte Bourgeois




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#Posté le lundi 20 avril 2009 14:38

Modifié le mardi 21 avril 2009 11:45

nouveau texte écrit à l'humeur du soir

C'est dans la nuit que je me suis trouvé, enfin j'ai eu ce que je cherchais depuis longtemps,
J'ai eu toutes mes meilleurs inspirations au moment ou tout s'éteint, ou le monde entre dans
Le silence.
Il y a comme un murmure, une musique, qui se met en marche et qui me transporte, j'adore quand
Mes amies viennent me voir, mais j'adore aussi ces moments de solitude, quand les jours arborent
Leurs manteaux noirs et que les étoiles s'allument comme pour me saluer.
C'est dans cette demi-teinte avec des bougies installées un peu partout autour de moi,
Leurs flammes qui dansent, en faisant des ombres Chinoises pour me tenir compagnie
Que je revie et que mon âme me transporte dans d'autres mondes,
D'autres cieux, d'autres paysages ou tout est permis.
Et là, je commence mes songeries, mes histoires construites sur mon inspiration du moment.
Je me transforme en tantôt une reine, tantôt une princesse, ou encore en victorieuse cavalière qui sauve
Le monde ou autre encore.

Ma vie est en deux partie, une le jour et une autre la nuit, et je me soupçonne préférer la seconde qui
Ma foi me transporte beaucoup plus dans mes rêves, lesquels, je préfère de loin.

C'est dans ces moments intimes que se passent toutes les belles histoires que j'ai en moi, c'est dans ces
Moments intimes que je rencontre de merveilleuses personnes, honnêtes, sensibles et qui jamais ne me
Trompes, ni ne me mentes et c'est dans ces moments intimes que je
Peux enfin dire et penser tout ce qu'il se passe dans ma tète.

La nuit, il y a un doux parfum mystérieux, tout est paisible et tranquille, je pourrais entendre la terre respirer
Et les nuages glissés dans le ciel.
Les gens et les animaux en partie sont aux repos et je m'émerveille devant tant de beauté.
Dehors, les cheminées fument et surveillent les occupants de la maison, car elles sont les seuls témoins de ce qui reste
D'insolite et précieux, de féeriques et veloutés.

BRIGITTE
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#Posté le mardi 12 février 2008 17:27

sage décision

je ne suis pas là pour la drague, cela éliminera bien des messages, je n'ai rien contre les personnes adorables qui m'envoie tant de messages, mais je ne suis pas interresser, je préfère trouver des amitiées prodondes et l'avenir faira le reste si cela doit être
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#Posté le jeudi 07 février 2008 04:22

Lettre à mon père

Papa qui me manque tant.

Toi qui a été si dur,
Que de moments, je t 'ai détesté, que de moments je t'en ai voulu,
Je t'ai vu te détruire, en entraînant les tiens dans ce monde vacillant
Terrifiant qu'est l'alcool, tu aimais la vie, peut être un peu trop,

Mais que de bons moments, que de bons souvenirs aussi, dans ces
Rares moments de trêves, de sobriétés.
Notre maison, qui sentait toujours bon la cuisine, ta passion,
Ton jardin, que tu soignais tant, avec ses fleurs qui dégageaient
Un parfum gravé dans mon âme à tout jamais,
Ce jardin auquel tu tenais tant.
Et nos grandes réunion de familles, ou nous retrouvions tous
Dans l'euphorie la plus profonde,
Et tant d'autres choses encore que je veux garder en mémoire.
Et puis, est venu, ce jour marqué à l'encre noire, que je ne peux effacer

Tu avais vieilli à vu d'½il, tu étais malade, je t 'en ai tant voulu,
Tu étais assis là, sur le bord de ton lit « ils venaient te chercher »,
J'étais assise en face de toi sur cette chaise qui donnait sur ta chambre,
Je me sentais si lourde, je ne pouvais bouger, j'étais pétrifier de peur,
De honte, d'amour, de haine,
Effondrer, malheureuse et muette, « ils allaient t'emmener »,

Tu étais flanqué de ton pyjama, les cheveux trop longs et ébouriffés,
Le dos voûté et la tristesse qu'accrochait ton regard, m'a frappé en plein
C½ur,Tes yeux ont croisés les miens, pendant quelques instants, j'ai lu que
tu savais,Que tu avais compris, ils disaient en silence, « je ne reviendrais pas ».
« c'est mon dernier voyage »,

Des larmes coulaient doucement sur ton visage ravagé par la peur,
Là, j'ai compris que mes sentiments d'amour étaient plus fort que
La colère, je t'aimais si fort, au dessus de tout, j'aurais voulu être
Ta mère, un instant pour te prendre dans mes bras et te consoler comme
On console son enfant, pour te rassurer.
Si tu avais pu fouiller dans mon c½ur, tu y aurais trouvé cette fleure sombre
Pleine de parfum et de poison que l'on appel l'amour et la tristesse.

Je voulais te tenir la main pour marcher dans l'ombre de ta maladie,
Mais je ne pouvais pas, la terreur, la peur me paralysait.
J'étais torturer de ne pouvoir t'aider, je ne voulais pas que tu te sente
Diminuer, désemparé,
Et tu es parti, dans cet endroit si froid et impersonnel qui t'a volé, arraché
À nous, l'hôpital.
cet endroit si calme, si triste, ou seule le froissement des blouses,
les roues des chariots, et le claquement des chaussures, laissaient
des empreintes aux murs qui nous entouraient.

J'ai paradoxalement connu les plus beaux moments avec toi, là bas,
Dans cette chambre, car j'ai passé de longues heures à parler avec toi
Tu étais à moi seule,Nous nous sommes confié, nous avons fait un grand chemin,
Nous avons partagé des moments privilégiés rares et intimes, qui resteront gravés
Dans mon c½ur pour toujours, et qui m'aiderons à supporter ton absence par la
Suite.
J'ai trouvé grâce à toi la force de te rassurer, pour que partir vers cette petite
Lumière qui t'appelait, j'ai pu te dire combien je t'aimais, et t'apaiser un peu.

Si quelque part, tu m'entends, alors tu sais que je t'aime et que tu me manques,
Sinon, cela me fait du bien de l'écrire de toute façon.

JUIN 2004


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#Posté le mercredi 06 février 2008 16:54

cet homme mon enfant

Mon enfant déjà un homme

Il était si beau, si grand dans sa magnificence,
Il est ma fierté, mon ½uvre, comment cela a-t-il pu passer aussi vite,
Petit, il s'est battu au plus profond de moi pour arrivé le premier dans
Une course normalement perdue d'avance puisque j'avais un stérilet,
Mais il m'avait choisi pour mère envers et contre tout, pour mon plus
Grand bonheur.

Il est arrivé dans un moment de joie intense, je n'oublierais jamais ce jour bénis,
Il était tout maigre, de grandes oreilles, pas comme je l'attendais,
Il riait tout le temps, rien ne l'alarmait, il prenait toujours tout du bon coté,
Cela en était merveilleux, sa bonne humeur était communicative, il l'a distribuait
Autour de lui,il tournait toujours tout en dérision.

Puis est arrivé le moment de la séparation pour aller à l'école rejoindre ses semblables
Et bien sur, lui ne m'a pas déçu, tout le monde l'aimait et il faisait son petit bonhomme
De chemin tranquillement, il s'avait attirer l'amitié de tous, et se faire aimer.

Son adolescence, il l'a découvre en la puisant dans ses rencontres, les copains,
ses amitiés, l'amour
Et il a une intégrité et une fidélité incroyable, cela ne pouvait en être autrement, c'est
Tout lui, il est très sain, dans ses études, dans ses projets tout est posé comme sur une
Palette de peinture avec ses couleurs, pour son avenir et pour l'instant il s'y tient
Que puis-je espérer de mieux.

Il est maintenant papa, il brûle les étapes, mais j'ai confiance en lui et ses choix,
Je sais qu'il assumera avec dignité, son rôle de père, et puis son choix « Graziella »
Est un choix du c½ur, elle est douce, calme et si jolie.
Il vont très bien ensemble et ils sont beaux tout les deux, l'assurance du bonheur ont ne l'a
Jamais, mais eux, ils traînent une aura autour d'eux qui nous assureraient du contraire.

Et maintenant c'est toi qui a donner la vie n'Est-ce pas merveilleux, tu dessines la route de
Notre histoire, et si je m'en vais un jour parce que la vie est ainsi faite, de la ou je serais
Je vous regarderais et suivrais votre vie avec attention, je serais toujours près de vous
Maintenant et après.

Et merci de ce beau cadeau, que je ne voulais pas au début, et qui est mon plus belle amour
Aujourd'hui « Océane » ta fille, Ma Petite Fille.


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#Posté le mercredi 06 février 2008 15:21

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